Les gilets jaunes.

Le mouvement de révoltes des gilets jaunes.

Les gilets jaunes :Malgré les alertes depuis plusieurs années des intellectuels Français et du monde entiers sur les écarts entre les riches et les pauvres qui ne cesse de se creusé .

Malgré les avertissements des plus fortunés comme bill gates ou Waren Buffett, les politiques continuent leurs cures d’austérités.

Malgré le changement climatique et la pauvreté lié à la sécheresse et aux vagues migratoires les gouvernants s’obstinent dans une politique libérale à outrance.

le résultat était attendus les peuples se révoltes et avec celles-ci une violence incontrôlable .

Faut-il être à ce point sourd et ignorant pour oublier le passé .

nos hommes politique gèrent la France comme une entreprise ,mais La France n’est pas une multinationale et vous n’êtes pas aux ressources humaines d’une boite .

gilets jaunes
gilets jaunes
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entre-temps, la colère s’est transformée en insurrection, et quelques signes nous donnent à penser que ça ne va pas s’arrêter là. Ce qui ne va pas sans poser de nombreuses questions sur la conduite à tenir vis-à-vis de ces troublants « gilets jaunes », qui sortent des nombreux cadres que l’on serait tenté de leur apposer.

Qui sont-ils, déjà, ces insurgés ? La sociologie du mouvement n’est pas évidente à dresser, et varie fortement en fonction des régions.

Dans les grandes lignes, cependant, on peut dire que ce sont des classe populaires et moyennes, souvent périurbaines, souvent plutôt apolitiques, et qui ont constitué il y a peu le gros des abstentionnistes. Mais aussi, ne nous voilons pas la face, du vote FN (notamment dans la région PACA où je réside, j’y reviendrai) ou encore en partie, je pense, macroniste (pas vraiment par conviction, certes), surtout en ce qui concerne les petits patrons de PME, qui ont pu croire un temps en la République en Marche Forcée et qui, aujourd’hui, déchantent.

Pour le dire autrement, ainsi que me le signalait dès le début du mouvement, d’un ton grognon, un ami syndiqué à la CGT, « c’est tous ceux qui jusqu’à maintenant nous crachaient à la gueule quand on manifestait, qui gueulaient sur les cheminots, les profs, les grévistes, que BFM allait voir pour leur demander tout le mal qu’il pensait des assistés et des immigrés ». Et ça n’est pas totalement faux.

Mais c’est comme ça. On ne peut pas demander à des gens, à ce peuple malappris qui« pue et crache partout », comme le disait sans excessive bienveillance Jules Renard et comme le penseraient sans doute aussi très volontiers aujourd’hui, mais sans le dire, Christophe Barbier et Raphael Glucksmann, d’être autre chose que ce qu’il est, tels certains qui, dans les rangs de la gauche, s’échinent à débusquer une chimérique « pureté révolutionnaire » au sein du mouvement, ou désespèrent de ne l’y pas trouver. De mon côté, ayant grandi dans le trou du cul du Var, c’est un univers qui ne m’est pas inconnu, « ces gens-là », comme dirait Brel, ils sont ce qu’ils sont, la France des ronds-points et des zones industrielles, pas forcément très progressiste, c’est ainsi.

Ce qui nous amène à la fameuse question de Lénine : que faire ?

Une chose est sûre : quelque chose se passe. Ça bouillonne de tous les côtés, l’étincelle s’approche à toute vitesse du baril de poudre, et personne, gouvernement, partis politiques, syndicats, ne semble en mesure de l’éteindre. Le ras-le-cul, si vous me passez l’expression, est général. Et notre (nous : les non-gilets, donc) solidarité avec les gilets, qui ont été les premiers à manifester cette colère, doit demeurer pleine et entière, quoique pas inconditionnelle (voir notamment l’emballement délirant de certains gilets sur le pacte de Marakech, qui a suscité force paranoïa à base de « grand remplacement » et autres inepties).

Hier, à Nice, les lycéens, venus manifester malgré un important dispositif policier (il y avait, sur la place Masséna, la place centrale de la ville, plus de flics en civils que de badauds) ont bloqué la rocade (le pépiph’), du centre-ville jusqu’à l’aéroport. Et aujourd’hui, rebelote : je reviens à l’instant d’un petit tour dans leur défilé, imposant -qui a visiblement un peu mal tourné, hélas, par la faute de quelques petits cons… Sont-ils « gilets jaunes » (rares étaient ceux à en porter), sont-ils autre chose ? La question devrait, légitimement, se poser. Car il semble bien que nous tendons désormais vers autre chose, qui dépasse très largement le processus initial -et pose l’épineux problème de la dénomination.

Je me suis, pour le moment, pointé deux fois dans un cortège de véritables gilets jaunes. Je ne m’y suis pas senti à ma place. D’autant que, dans ma région, les fachos sont malheureusement fort bien représentés dans leurs rangs. Philippe Vardon, meneur des identitaires locaux, ancien leader des Nissa Rebella, sinistre groupuscules de skins, aujourd’hui passé au FN, y a fait son petit tour samedi dernier, et le moins que l’on puisse dire et qu’il n’a pas été mal reçu.

Pour autant, faut-il déserter les rues, rester chez nous en attendant de voir ce qu’il se passera, sous prétexte que la tête d’une partie des gilets jaunes ne nous revient pas ? Certainement pas.

« Quelque chose se prépare », avais-je écrit dans un papier, une semaine avant le début du mouvement des gilets jaunes. Je ne croyais pas si bien dire. Quelque uns m’avaient répondu, devant mon constat de décrépitude totale du macronisme, que celui-ci n’était pas encore en bout de course. Tout porte à croire qu’ils avaient tort. Le macronisme est zombifié. Non seulement le cheval a perdu la course, mais il est déjà passé par l’équarrissage, et a fini en lasagne. Plus rien ne tient. Le corps social est à bout. Jamais nous n’avons vu un président aussi unanimement détesté, haï même, jamais le divorce entre les élites dirigeantes et le peuple n’aura été aussi criant, jamais, depuis des décennies, nous n’avons vu la société civile se muer en une telle poudrière insurrectionnelle.

Comme l’a dit il y a peu notre merveilleux M. Todd, « Emmanuel Macron est limité intellectuellement ». Et cette bêtise apparait désormais à tous. Notre président à la pensée si « complexe » est en fait, politiquement, con comme une pendule sans aiguilles, et bien infoutu de gérer un pays dont il ne connait rien.

https://blogs.mediapart.fr/macko-dragan/blog/041218/insurrection-acte-iv-et-maintenant-nous-les-sans-gilets-fait-quoi

 

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