La méditation.

La méditation pour prendre soin de soi et de son esprit.

 

La liste des maladies où la méditation s’est montrée utile ne cesse de s’allonger. Mais cela dépend de ce que l’on entend par guérir. Est-ce restaurer l’organisme pour qu’il soit comme avant la maladie ou l’accident (to cure en anglais) ? Ou bien est-ce accepter et assumer la situation
telle qu’elle est, avec ses maux, mais dans le plus grand confort possible (to heal) ? Dans le premier sens, guérir n’est pas toujours faisable, même avec le meilleur traitement de la médecine actuelle. Mais dans le second, guérir est possible tant que nous sommes en vie. C’est l’une des choses que les patients apprennent – mieux, dont ils font l’expérience – en pratiquant la méditation ou d’autres méthodes basées sur la pleine conscience, à usage médical ou psychologique.

Pour nous, il s’agit d’une « médecine participative » : elle conduit le patient à s’engager personnellement vers de plus hauts niveaux de bien-être et de santé en optimisant ses propres capacités autorégulatrices. Le travail de méditation est un complément précieux à la « guérison » qu’apporte – ou pas – le traitement médical ou chirurgical.

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Les origines de la méditation

Il est difficile de déterminer avec précision où et quand la méditation trouve son origine. Elle se perd dans la nuit des temps…
Mais on peut dire qu’elle rime avec connexion…

L’homme contemplant la nature, l’homme en lien avec les règnes végétal ou animal.
Des aborigènes d’Australie connectés entre eux par télépathie et aux Dieux par l’esprit … aux hommes-médecine, connectés aux « êtres de la forêt », trouvant dans la nature les ressources de leur vie, tous passaient par un état intérieur de recueillement et de méditation…..

Tous pratiquaient – à leur façon – la méditation. La connexion par l’esprit.
Ainsi de l’ »esprit » à la « spiritualité », il n’y a qu’un pas !
La spiritualité fait-elle donc partie intégrante de la méditation, et est-ce qu’une pratique méditative est une pratique spirituelle ?
On parle de méditation laïque, pour isoler cette technique ancestrale de toutes les croyances qui lui ont été rattachées.
En effet, les populations ont toujours eu des pratiques méditatives. Certaines se sont perdues au fil des siècles, d’autres sont encore aujourd’hui pratiquées en Orient et en Occident.

En remontant le temps, en particulièrement en se dirigeant vers l’Asie, on retrouve le Tai-Chi, le Gi-Cong et certains arts martiaux anciens. On en retrouve les traces dans le lointain passé des hommes. Souventissues d’une observation fine de la nature.

Lorsque tu bouges, glisse comme l’eau du fleuve, lorsque tu te tiens immobile, imite la montagne…
Pratique du Tai-Chi-Chuan ou méditation en mouvement

Le Tai Chi Chuan aurait été conçu comme une technique de défense, par un ermite du mont Wu Dang, en plein coeur de la Chine. Celui-ci, alors qu’il observait lors du combat d’une grue et d’un serpent, leur mouvement spiralé et leur lutte fluide et souple, comprit toute la valeur de la souplesse et de l’attention. Ces clefs sont les fondamentaux de la pratique méditative du Tai-Chi-Chuan.

Un peu d’histoire

La méditation, jusqu’au 15ème siècle, regroupait religion et réflexion.

Selon la racine du terme méditer, le mot latin « medeor », il semblerait que les romains antiques aient associé la méditation au fait de se soigner. En effet, « medeor » est la racine de plusieurs termes tels queméditer et remède.
On a découvert dans des cavernes indiennes, des fresques datées de plus de 4000 ans, avec des personnes en posture méditative.
D’autres chercheurs associent la naissance de la méditation à la découverte du feu.
Aucune preuve de ces origines n’est formelle. Il faudra attendre l’arrivée de l’écriture, pour avoir la preuve que la méditation était bel et bien présente dans les sociétés chinoises et indiennes.
En Inde, la tradition méditative se transmettait de maître à disciple dans un premier temps par la voie orale, ensuite par le moyen de l’écriture.
Les premières traces écrites du mouvement taoïste en Chine et bouddhiste en Inde datent de plus de 2500 ans.

Les deux premiers grands mouvements méditatifs encore connus aujourd’hui sont le bouddhisme et le taoïsme, tous deux associés à des thérapies.

Le taoïsme, spiritualité, philosophie et « science du corps »…

Ce mouvement est un des premiers à avoir laissé des traces dans l’Histoire.
Mystique, scientifique et philosophique. Le tao peut prendre différents sens, dont le “cours naturel des choses”.
Il va permettre d’enrichir et d’inspirer aussi bien la cosmologie, que les arts divinatoires ou encore la médecine traditionnelle chinoise. Les pratiquants ont pour culte les ancêtres, la nature et les esprits.
La méditation taoïste consiste à faire circuler librement le Qi dans le corps. Par des gestes lents, la respiration tout en faisant méditer son esprit. Depuis son apparition jusqu’à nos jours, le taoïsme a su s’adapter et s’inspirer des autres courants pour se maintenir jusqu’à présent.

Le bouddhisme, naissance de la « pleine conscience »

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Le bouddha Siddhârta Gautama a mis sur pieds ce mouvement au 6ème siècle avant JC.

Il vivait dans l’opulence jusqu’à ses 30 ans. Caché dans un palais, il va finir par en sortir secrètement.
C’est alors qu’il va se réveiller et prendre conscience de la souffrance que vivait la société à cette époque. Il va méditer sous un arbre et avoir la révélation des quatre nobles vérités. Ces dernières doivent permettre à ses disciples de trouver un remède à leurs souffrances.
Les quatre vérités sont la méditation, l’illumination qui en découle, associées à la sagesse et à lavertu.

La pleine conscience (attention juste) ou présence attentive est une expression dérivée de cet enseignement.
Elle désigne la conscience vigilante de ses propres pensées, actions et motivations.

La méditation trouve donc son origine dans divers lieux et moments. Sa technique se différencie en deux types de pratiques, à savoir la méditation “concentration”, qui consiste à se concentrer sur un objet, une pensée… et la méditation “introspective” qui consiste à observer les différents phénomènes qui se déroulent en soi.

La spiritualité, les neurosciences et la méditation aujourd’hui

Au XIXème siècle, Rudolf Steiner (père de l’ »anthroposophie ») considère déjà la méditation comme une science de l’esprit.


« Sa vision de la méditation répond à un besoin intérieur inhérent à la nature humaine.
Selon cette conception, la conscience de soi de l’être humain moderne a été gagnée au prix de la perte de la perception de sa nature spirituelle et de celle du monde. Par le biais d’une méditation basée sur la pensée, l’être humain pourrait à nouveau faire l’expérience objective du monde spirituel » (Wikipedia)

Les effets de la méditation et les neurosciences

Elle améliore le fonctionnement du cerveau.
Elle accroît les capacités à maintenir son attention sur un objet sans se décentrer. Et renforce nos capacités cognitives.

Chez des méditants très avancés, la pratique même de la compassion, augmente la synchronisation des ondes cérébrales entre des parties très éloignées du cerveau.

Pour Jon Kabat-Zinn, la réduction du stress se fait à partir de la pleine conscience (en anglais, Mindfulness-Based Stress Reduction ou MBSR)
Cette forme de méditation « Mindfulness » est une adaptation de la méditation bouddhiste de pleine conscience.
Traitement choc contre l’angoisse, le stress, la maladie et la douleur.
Technique de bien-être pour vivre plus intensément le moment présent.

Et du côté « des connectés » du monde de l’entreprise, qu’est-ce qui se joue ?

Connaissez-vous Chade-Meng Tan ?
Il se définit lui-même comme un homme qui voue sa vie « au bonheur et à la paix dans le monde ».
Et son terrain de jeu, c’est Google !
Il prône la règle des 3 B :
Bienveillance, Bien-être, Bonheur. 

Pendant les 20% de son temps dévolu à ses explorations personnelles créatives, ainsi qu’il est d’usage chez Google, Meng s’initie aux dernières recherches sur la neuroplasticité – la réactivité du cerveau aux stimulations – ainsi que sur l’intelligence émotionnelle, à partir notamment des travaux de Daniel Goleman (un de ses mentors).
Olivia Phélip (Huffington Post)

Quelle que soit son histoire, son origine, la méditation a trouvé son espace dans le monde contemporain et gagné aujourd’hui ses lettres de noblesse.
Elle réunit enfin spiritualité, médecine et pratiques managériales du monde.

Article :Happy lyfe lab.

La méditation peut nous aider.

 

De récentes études ayant pour thème l’usage de la méditation pour se soigner ont été publiées et les résultats de celles-ci ont beaucoup fait par parler d’elles ! Elles démontrent, entre autres, que la méditation aide à mieux tolérer la douleur. En effet, la sensation de celle-ci peut diminuer de neuf dixième grâce à une heure de pratique méditative seulement !

La diminution de la douleur par la méditation passe par l’acceptation de celle-ci et la focalisation de son esprit sur sa respiration, sa posture ou encore un mantra. La technique exacte varie en fonction du type de méditation pratiquée.

Les résultats prometteurs de ces études ont déjà permis à la méditation d’être désormais recommandée par certains médecins contre la douleur mais aussi la dépression.

La méditation pour se soigner

Le magazine Slate.fr nous révèle les détails d’une étude publiée récemment sur le sujet.

Comment combattre la douleur? Subhana Barzaghi, qu’a rencontrée The Age, le grand quotidien australien, a fait de cette question la raison de son métier: elle enseigne la méditation afin de permettre aux patients de mieux encaisser le mal qu’ils peuvent ressentir. Elle s’appuie notamment sur des résultats récents d’une étude pour parler de sa méthode.

Les médicaments, par le biais, par exemple, des analgésiques, sont une solution évidente à la douleur, mais une étude publiée récemment par le Wake Forest Baptist Medical Center indique, en effet, que la méditation peut être plus efficace que la morphine.

Fadel Zeidan, l’un des chercheurs, précise que c’est la première fois qu’une enquête de la sorte révèle qu’une heure de méditation peut réduire à la fois la douleur ou la perception que le cerveau peut en avoir.

«Nous avons trouvé une vraie conséquence –une réduction de 40% de l’intensité de la douleur et de 57% au niveau de l’aspect déplaisant du mal. La méditation engendre une vraie décélération, comparativement à la morphine et aux antidouleurs qui  font décliner la douleur de 25%

Lors de cette étude, 15 volontaires, qui n’avaient jamais médité, ont accepté de suivre des séances d’environ 20 minutes au cours desquelles ils ont notamment appris à se focaliser sur leur respiration. Au cours de l’expérience, les «cobayes» ont été soumis à des tests de douleur à base de sources de chaleur ou de froid pendant des périodes de cinq minutes. Sous surveillance, leur cerveau a montré qu’après une séance de méditation, la douleur ou la sensation d’inconfort pouvait être diminuée jusqu’à 93%. Il s’avère que la réaction à la douleur était moins immédiate sous méditation que sous médication. En conclusion, Wake Forrest préconise la méditation à des fins thérapeutiques.

Cédric Villa.

www.Techniquesdemeditation.com

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